De l'utilité sociale des Carif-Oref

Par - Le 16 juillet 2011.

Les participants ont travaillé en ateliers sur l'utilité
sociale du réseau. Thierry Berthet, chargé de recherche
CNRS à l'Institut d'études politiques de Bordeaux, et membre du comité scientifique d'Aquitaine Cap métiers, s'est chargé de la restitution, en relevant “les mêmes préoccupations, les mêmes types de réflexions, voire les mêmes mots" d'un atelier à l'autre. Ce qui
atteste d'une culture commune et apporte en soi un élément de réponse.

Au titre de la mission, l'utilité sociale d'un Carif est d'“assurer une mission de service public dans un lieu carrefour neutre sur un territoire (régional et infra)", soit une aide à la décision et une expertise, une information (avec outils et ressources) et une animation. Les Carif-Oref apparaissent comme des ensembliers. Les participants ont rappelé que, sans eux, les commanditaires devraient s'adresser à plusieurs prestataires, alors qu'ils “embrassent le champ de la relation formation-emploi (orientation et insertion et, au-delà, jusqu'à l'environnement de la formation : logement, santé, etc.) au sens large". Au-delà des relations avec les commanditaires (État et Régions), ils ont souligné l'importance de la place prise par les partenaires sociaux, ainsi que celle du grand public, “pour dépasser ce tête-à-tête". Ils ont insisté sur l'importance “de faire revenir l'économique dans la discussion sur les missions". Enfin, les ateliers ont précisé les publics auxquels les Carif-Oref s'adressaient, au regard des notions de service public, de gratuité et de neutralité. En partant du plus proche au plus éloigné : financeurs, AIO au sens large, acteurs sociaux et opérateurs économiques régionaux, grand public.

Quant à l'utilité du réseau, il a été dit qu'au point de vue technique, “la mutualisation des connaissances et des méthodologies améliore le rendement et la qualité du service rendu aux usagers". Et le réseau contribue à alimenter les opérateurs nationaux permettant des économies d'échelle. Au niveau politique, il permet de parler “d'une voix commune et égale" et de “bâtir une intelligence collective, source d'innovation et génératrice de créativité".

Indicateurs

Thierry Berthet a listé les indicateurs qui permettent de mesurer l'utilité sociale : les indicateurs de notoriété (citation, référence, position dans l'accompagnement des CPRDF), ceux qui mesurent l'impact (comptage des connexions web), les indicateurs d'action, la part respective des commandes publiques confiées aux Carif-Oref et à des opérateurs privés, le nombre et la diversité des sollicitations, ventilées par type de demandeur (qu'il soit régulier, occasionnel, dans ou hors programme de travail initial). Sans oublier les questionnaires de satisfaction, le nombre d'adhérents et de conventions de partenariat, la couverture géographique.